De Caen à Laval par Flers de l'Orne ...

 

Reliant 3 radiales, la ligne Caen-Laval met en relation les lignes Paris-Caen-Cherbourg aux lignes Paris-Granville et Paris-Brest. 

Concédée en 1860 à la Compagnie de l'Ouest, elle fut ouverte en plusieurs fois:

D'une longueur de 157 km, la ligne est en dent de scie, avec des rampes atteignant 15 ‰, surtout au sud de Domfront.

 

La ligne dessert les gares suivantes:

Feuguellores-St André - PK 247.8 (1) Le Chatellier - PK 359.1
Mutrécy - PK 252.7 St Bomer-Champsecret - PK 354.9
Grimbosq - PK 260.1 Domfront - PK 345.9
Croisilles-Harcourt - PK 265.9 Torchamp - PK 338.7
St Rémy/Orne - PK 272.5 Céaucé - PK 334
Clécy-Bourg - PK 275.8 Ambrières les Vallées - PK 323.2
La Lande-Clécy - PK 280.6 St Loup du Gast - PK 320
Berjou - PK 284.5 St Fraimbault de Prières - PK 314.9
Pont Erambourg - PK 289 Mayenne - PK 303.5
Condé/Noireau - PK 291.7 Commer - PK 301
Caligny - PK 296.1 Martigné - PK 295.5
Cerisy Belle Etoile - PK 49.8 (2) La Chapelle-Anthenaise - PK 288.6
Flers de l'Orne - PK 45.7 Louverné - PK 294.6
Messei (Halte) - PK 363.6 (3) Laval - PK 300.1

(1) PK au départ de Paris via Caen

(2) PK au départ de Paris via Argentan

(3) PK au départ de Paris via Le Mans

 

Sur sa partie bas-normande, la ligne dessert quelques établissements industriels:

 

La ligne croisera les lignes suivantes:

A noter aussi que la ligne est en tronc commun avec l'axe Paris-Brest de la Chapelle-Anthenaise à Laval.

En 1914, la desserte voyageurs se décomposait ainsi:

Le trafic marchandises est très actif grâce aux carrières et mines. Le minerai des mines du nord de la ligne (St André, St Rémy) rejoignait le port de Caen, celui des mines de St Clair de Halouze, Larchamp et la Ferrière aux Etangs  allait vers le nord par la raccordement de Messei et la ligne Paris-Granville.

Par la suite, la mise en service de la SMN captait une grande partie de la production bas-normande.

Les 120, 030 et 130 Ouest des débuts laissèrent leur place aux 230, 040, 140, 141 et 150 pour faire face à l'augmentation du trafic.

Après les destructions de la Libération, le trafic entre Caen et Flers reprend en 1946.

Les autorails assurent le trafic voyageurs: VH, ABJ 2 et 3, ADP puis X 3800 Picasso et X 2400. Ils assuraient 2 Caen-Domfront, 1 Caen-Flers, 2 Flers-Laval et 1 MV Flers-Domfront.

Le trafic marchandises, surtout le minerai de fer, est assuré par les 141 C, 141 P et 141 R, parfois en double traction.

En 1959, apparition des premiers diesels avec les 040 DE (BB 63500) des dépôts de Caen et Laval. Puis ce fut le tour des BB 66000, BB 67000 et A1A-A1A 68000.

En 1960, ADP et VH assurent le service omnibus voyageurs entre Caen et Laval, alors que les 141 C et R assurent les trains de marchandises entre Caen et St Bomer, les 040 DE assurant les reste du trafic, surtout entre Mayenne et Laval.

En 1969, selon les RT 3.37, la situation de la ligne était la suivante:

Les gares de commande sont Caen de Feugerolle à Cerisy, Flers de la bifurcation de la Selle la Forge à Domfront, et Mayenne de Domfront à la Chapelle-Anthenaise.

Quant aux vitesses limites, elles varient de 70 à 120 km/h pour les autorails, et de 55 à 70 km/h pour les marchandises, voir même entre 40 et 100 km/h pour les 141 P et R.

Le trafic voyageurs est assuré par des X 3800. Les BB 63000, et 141 R et P assurant les marchandises.

La fermeture des mines porta un coup fatal à la ligne, surtout entre Caen et Flers: St Rémy en 1967, St André en 1968 et la Ferrière aux Etangs en 1970, année de la mise sur route de la desserte voyageurs. Les sections St Rémy-Berjou et Céaucé-Ambrières sont alors neutralisées.

Jusqu'en 1978, la mine de St Clair de Halouze expédie encore son minerai, les trains circulant entre le Chatellier et le raccordement de Messei.

Flers-Domfront ferma en 1990, et Caen-Feuguerolles en 1991, ce qui entraîna le fermeture totale de la ligne.