Du Mans à Mézidon ...

 

Ligne déclarée d'utilité publique en 1858, elle relie 2 radiales: Paris-Le Mans-Brest au sud, et Paris-Caen-Cherbourg au nord. Ouverte en 1856 entre Le Mans et Alençon, elle est prolongée jusqu'à Argentan en 1858 et Mézidon en 1859. La double voie est posée entre 1866 et 1884.

 

Longue de 142.5 km, dont 87 km en Normandie, la ligne est assez accidentée, dont le fameux seuil de Montabard et sa longue rampe de 10 ‰ dans le sens Nord/Sud.

Profil Alençon-Montabard
 

 

En Normandie, la ligne dessert les gares suivantes:

 

 

Plusieurs gares d'embranchement sur sa partie normande:

 

En Basse-Normandie, il y a 2 embranchements particuliers assurant le seul gros trafic de la ligne: la carrière de Vignats et la carrière de Chailloué. Il y eu aussi la carrière de Perrières, qui chargeait en gare de Vendeuvre (Cf installations en 1913) et la carrière des Choux relié à la gare de Sées.

 

Avant 1914, la trame des circulations était ainsi faite:

 

 

La traction est assuré par des machines des dépôts du Mans, d'Alençon, d'Argentan et de Mézidon. Les locomotives étaient des types 021, 120, 220, 030, 230, et 140.

 

Locomotives à vapeur ayant circulé sur la ligne

 

N° Origine

N° Etat

N° SNCF

Dépôts

381/400

120-731/748

N/A

Caen-Le Mans

744/897

120-751/880

N/A

Caen-Le Mans

707/743

120-901/937

N/A

Argentan-Le Mans

636/706

220-201/271

N/A

Caen-Le Mans

939/998

220-301/359

220 A 301/359

Caen-Le Mans

503/562

220-503/562

220 B 506/556

Caen-Le Mans

241/252

021-051/083

N/A

Caen

1471/1522

030-201/251

N/A

Caen

2301/2304

230-991/993/994

N/A

Argentan

2541/2570

230-141/320

230 D 141/320

Argentan-Le Mans

1431/1446 (type 030)

N/A

N/A

Argentan

1601/1703

030-301/401

030 B 301/401

Caen

1904/2244

030-531/860

030 C 531/860

Argentan-Caen

3001/3031

30-301/331

030 TB 306/331

Argentan

3701/3745

32-001/045

230 TA 4/45

Argentan

N/A

120-021/071

120 A 021/071

Alençon

N/A

230-621/705

230 F 619/705

Argentan

N/A

230-781/800

230 J/L 781/800

Argentan

N/A

231-501/783

231 C/D/F/G/H/J

Argentan

N/A

141-001/250

141 C 001/250

Argentan

N/A

140-101/370

140 C 101/370

Argentan

N/A

150-001/010

150 A 1/10

Mézidon

N/A

40-001/143

040 TA 1/143

Argentan

N/A

140-1101/1510

140 G 1101/1510

Caen

N/A

140-501/600-1001/1045

140 H 501/600-1001/1045

Mézidon-Le Mans

G4/5 Bavaroise

140-908/955

 

Mézidon-Le Mans

N/A

N/A

141 P

Argentan

N/A

N/A

141 R

Argentan

 

A partir de 1933, Alençon reçoit des autorails comme les EIC, les Renault TE, les CGC puis des Renault VH. Présence aussi de Micheline (type 20).

 

A la création de la SNCF, le service était le suivant:

 

Après la guerre 1939/1945, le dépôt d'Alençon déclina. Le trafic lourd était assuré par les 141 P et 141 R du Mans, d'Argentan, de Mézidon et de Caen, jusqu'en 1971 et la disparition de la vapeur.

Les engins diesels des séries BB 66400, BB 67300/400 et A1A-A1A 68000 assurent l'essentiel du trafic.

Les autorails VH et ADP d'avant-guerre sont remplacés par les X 2400, X 3800 "Picasso" et X 4300.Sur les relations Tours-Rouen, circulent les X 2700 RGP et les X 4900. Entre 1977 et 1994, les RTG assurent 3 AR entre Caen et Tours.

Les BB 67300 et leurs voitures USI ou Corail prennent le relais avant  d'être à leur tour évincé par les X 72500 du Centre, des Pays de Loire ou de Basse-Normandie. Les AGC X 76500 assurant les TER de section entre Caen, Alençon et Le Mans.

Au départ de Vignats, les trains sont tirés par Fret SNCF ou Infra SNCF (BB 75000) ou ECR (Class 66).

Pour celle de Chailloué, dont l'embranchement débute sur l'ancien raccordement de l'Oraille, entre les lignes Le Mans-Mézidon et Paris-Granville, la traction y est plus varié: Class 77, € 4000 et G 1206 VFLI, et BB 75000, € 4000 et G 1206 ETF

 

Sources