L’Aigle-La Hutte-Coulombiers

image_pdfimage_print

La ligne ouvre en 1881 de Mortagne à l’Aigle, avec une plateforme commune à la ligne de Ste Gauburge sur près de 4 km.

Elle ouvre la même année vers le sud, Bellême, Mamers et La Hutte.

Son Profil

La ligne est longue de plus de 100 km (100.8 km). Elle se détache de la ligne Paris-Granville, 2 km avant la gare de l’Aigle, à la bifurcation de St Sulpice/Risle. Puis prend la direction de Mortagne à travers une région de bois et d’étangs. Et y croisera les lignes pour Ste Gauburge, Alençon, Condé/Huisne.

Tracé de la ligne L'Aigle-La Hutte-Coulombiers
Tracé de la ligne L’Aigle-La Hutte-Coulombiers

De Mortagne, elle file vers Bellême à travers la forêt du même nom, avec des rampes de 20‰ jusqu’à Origny le Roux, avec un point culminant peu après la Herse.

Dans la Sarthe, la ligne remonte jusqu’à Villaines-Vézot, avec des rampes de 15‰, puis redescend vers la Hutte-Coulombiers, après être passée par Mamers (correspondance avec le Mamers-St Calais).

Comme on peut le voir, le profil est en dent de scie sur tout son parcours.

Profil 2016 de la ligne L'Aigle-La Hutte
Profil 2016 de la ligne L’Aigle-La Hutte

Les gares desservies:

Gare de la Hutte-Coulombiers
Gare de la Hutte-Coulombiers
Gare de Mamers
Gare de Mamers
Gare de Mortagne au Perche
Gare de Mortagne au Perche
Gare de L'Aigle
Gare de L’Aigle

Son activité

Jusqu’en 1914, 4 AR desservent la ligne. Comme sur les autres lignes de l’étoile de Mortagne, des locomotives 021, 120, 030 et 030 T des dépôts de Mortagne, Alençon et Ste Gauburge assurent la traction.

1431/1446 Ouest - 030/401/413 Etat
1431/1446 Ouest – 030/401/413 Etat

Entre les 2 guerres, les locomotives sont remplacées par des 220, 230, 140 et 230 T pour faire les 3 AR quotidiens.

Horaires 1931
Horaires 1931

Dans les années 30, l’introduction d’autorails (VH, CGC,…) n’empêchent pas la fermeture aux services voyageurs en 1938.

Après 1945, les fermetures se succèdent par section:

Ce sont d’abord les sections Tourouvre-Randonnai et Mamers-Bellême en 1952, et de Bellême à Mortagne en 1959.

C’est en 1990 que ferme la dernière section entre L’Aigle, Crulai (papeterie) et Randonnai (fonderie).

Aujourd’hui, il ne reste plus rien de toutes ces lignes qui couvraient le Perche.

Conclusion

C’est avec cette ligne que s’achève la présentation des lignes à voie normale de l’Orne. Manque cependant à l’appel les sections Domfront-Avranches, Berjou-Falaise, L’Aigle-Conches et les 24 km de Paris-Le Mans.

Il reste les voies métriques des VFEO (Voies Ferrées Economiques de l’Orne), qui seront traitées dans un prochain article.

leo. dapibus id, eleifend massa ante. Aliquam at elit.